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Journal du 25/10/2025

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Éditorial

Éditorial — Je suis le SETOIS

10 Aug 2026 Administrateur

Je suis ce terrain fertile où s'épanouit la vie étudiante : un blog, un site, une vitrine créée par les étudiants, pour les étudiants. Surgissant du génie collectif de l'UFR Sciences et Technologies, je me dresse avec une dignité nouvelle : je suis le tout premier journal étudiant de l'Université de Thiès. Je suis né d'une vision audacieuse, celle de notre président actuel, Ben Momar Diouf, et j'ai été rendu réel par le dévouement acharné des membres de l'AE-SET, portés par le souffle des présidents des commissions Communication et Pédagogique. Plus qu'un projet, je serai le témoin de la vie étudiante. Je suis un blog, une âme vivante logée au cœur d'un site web qui me sert d'écrin. Cette vitrine numérique n'est pas un simple outil, elle est une création pure, forgée de toutes pièces par le savoir-faire de nos étudiants. Mon objectif est de fédérer vos paroles, car nous avons tant à raconter et à offrir au grand public. Je suis le prisme par lequel la science et la technologie s'illuminent, renforçant la culture de notre communauté face aux défis de l'actualité scientifique mondiale. Je parcourrai le temps à travers des récits d'histoires et des faits divers pour nourrir les esprits. À travers ma rubrique phare, « La Voix de », je deviens l'écho vibrant de ceux qui osent s'exprimer. Plus qu'un simple journal, je définis des instants de partage pour les générations futures. Je suis le SETOIS, la tribune des étudiants. — Rédigé par le Comité de rédaction du SETOIS

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La Voix de Mamadou Mady Ndiaye — Un an après…

10 Aug 2026 Administrateur

Le 11 février 2025, les manifestations universitaires basculaient dans la violence, bouleversant la vie de nombreux étudiants. Touché au visage, Mamadou Mady Ndiaye y a perdu son œil gauche. Un an et quelques mois après ce drame, ce jeune homme au destin singulier a accepté de se confier dans les colonnes du SETOIS. Étudiant en mathématiques, président de l'Amicale de Pikine à l'UIDT, travailleur et désormais époux, il jette un regard d'une maturité impressionnante sur son parcours. Sans fard et avec une dignité rare, il livre un témoignage puissant, qui te parle directement. « Ne laisse jamais les épreuves définir ton avenir » — Mamadou Mady Ndiaye, pour les lecteurs du SETOIS qui te découvrent ou te croisent sur le campus, comment te présenterais-tu aujourd'hui ? Je réponds au nom de Mamadou Mady Ndiaye. Je suis né à Thiaroye Gare. J'ai commencé mes études élémentaires au CEM de Thiaroye, puis j'ai continué au lycée de la même localité, avant d'obtenir mon baccalauréat à l'école Gaïndé. Mon parcours est un peu particulier : ayant perdu mon père très tôt, en 1999 alors que j'étais en classe de CM1, j'ai dû très vite devenir à la fois élève et travailleur pour subvenir aux besoins de mes études et payer mes inscriptions. J'ai fait des travaux comme carreleur, ainsi que tant d'autres chantiers. Être un enfant ne m'a pas empêché de devoir gagner ma vie et j'ai tout donné. Après l'obtention de mon bac, j'ai été orienté à l'UIDT et j'ai intégré l'Amicale des étudiants de Pikine, dont je suis l'actuel président. — Tu es étudiant en mathématiques, travailleur et désormais époux. Quel regard portes-tu sur ce chemin que tu as parcouru jusqu'ici ? Quand je regarde en arrière, mon cœur est rempli d'une profonde gratitude envers Allah ! Le chemin n'a pas été facile, il était plutôt parfumé d'embûches, mais ce sont elles qui m'ont appris ce que c'était que l'endurance, la patience et la persévérance. Mon accident survenu l'année dernière, ce 11 février 2025 où j'ai perdu mon œil gauche lors d'une grève universitaire, reste l'épreuve la plus difficile de mon existence. En tant qu'étudiant, travailleur et époux, je considère pourtant tout cela comme une grâce. Je suis fier du chemin parcouru. Car je sais qu'avec de la foi, du travail et de la détermination, il est possible de franchir les obstacles les plus lourds pour se construire un avenir clair et meilleur. — Au cours de ces longs mois qui nous séparent du drame, qu'as-tu découvert sur toi-même que tu ignorais auparavant ? J'ai découvert que j'étais beaucoup plus fort et plus endurant que je ne le pensais. C'est assez étrange, car je n'avais pas ce sentiment lors des autres épreuves que j'ai pourtant subies depuis mon enfance ; je me sous-estimais parfois. Mais c'est à partir de cet accident que j'en ai pris conscience. Certains obstacles nous poussent et nous obligent à puiser au plus profond de nos tripes. En regardant mon passé, je vois que j'ai réussi à surmonter beaucoup d'obstacles. Cette épreuve m'a permis, avec l'aide de Dieu, de me responsabiliser un peu plus, d'avoir plus de vigilance et d'accroître mon engagement. J'ai surtout appris qu'on ne peut pas toujours avoir tout ce qu'on veut dans la vie. Par contre, l'essentiel est de valoriser ce que l'on possède. Par exemple, la perte de mon œil gauche m'a montré le véritable potentiel de la vie, et m'a fait comprendre comment la valorisation de celui qui me reste pouvait être fulgurante. — Malgré ce choc, tu as continué à avancer et à poursuivre tes objectifs. D'où tires-tu cette force de caractère qui t'anime ? Ma force me vient d'abord de ma foi. Dans le Coran, ce verset de la sourate Al-Baqarah m'accompagne chaque jour : « Allah n'impose à une âme que ce qu'elle peut supporter ». Elle me vient aussi de ma maman. Malgré le décès de mon père, elle a endossé toute la responsabilité de chef de famille sans jamais relâcher, avec une bravoure immense. Enfin, je tire cette force du soutien exceptionnel de mes proches, de ma famille et de l'Amicale de Pikine. Ils m'ont tous permis de continuer à avancer, de rester debout et de gérer les difficultés au quotidien. — Aujourd'hui, quelles sont les valeurs qui guident le plus ta vie et tes choix au quotidien ? Ce qui me donne de la force chaque jour pour surmonter ce qui m'arrive, ce sont les gens qui comptent sur moi. Ce qui m'intéresse en priorité aujourd'hui, ce n'est pas mon cas personnel, c'est ma famille. Comme me le dit si souvent ma mère, le plus important dans la vie, c'est de penser aux gens qui ont besoin de toi et de tout faire pour satisfaire leur manque. C'est cette idée de responsabilité et de don de soi qui me guide. Malgré toutes les épreuves, je continue d'avancer en étant convaincu que ce qui est derrière moi était le plus dur. — Parmi toutes les étapes que tu as franchies récemment, laquelle te rend le plus fier ? Sans hésiter : celle de pouvoir enfin épauler ma mère sur certaines charges financières. Depuis la mort de mon père, elle a toujours assuré les deux rôles à la fois, elle s'est tuée à la tâche pour nous nourrir. Pouvoir l'aider aujourd'hui, la soulager de ce poids et subvenir à ses besoins, c'est ce qui me rend le plus fier au monde. — Quels sont les rêves et les ambitions qui animent aujourd'hui le jeune homme que tu es ? Mon ambition principale est de réussir mes études en mathématiques et de bâtir une carrière professionnelle solide. Je veux construire quelque chose de positif et avoir un impact réel et durable sur ma communauté. Je veux aussi accompagner les autres jeunes. Je suis intimement convaincu que la réussite individuelle ne prend tout son sens que lorsqu'elle profite et sert aux autres. — Beaucoup d'étudiants vont te lire à travers cette interview. Quel message veux-tu leur transmettre sur la persévérance, l'espoir et la confiance en l'avenir ? Je voudrais dire à tous mes frères et sœurs étudiants qui me lisent que les difficultés, aussi dures soient-elles, ne doivent jamais vous faire perdre espoir ou vous décourager. La vie n'est pas toujours simple, elle peut se révéler injuste et cruelle. Mais jamais, au grand jamais, vous ne devez abandonner. J'ai moi-même vécu et traversé ces violents aléas de la vie. Mais les épreuves ne sont que temporaires, et la lumière est toujours au bout du tunnel. Avec la foi, la persévérance, la détermination et le travail, on peut surmonter n'importe quel obstacle. Il faut toujours avancer. Croyez en vous, donnez le meilleur de vous-mêmes et gardez une confiance absolue en l'avenir. — Si ton parcours pouvait être résumé en une seule leçon de vie pour nous, étudiants, quelle serait-elle ? Ne laissez jamais les épreuves définir votre avenir ! La vie peut nous dresser face à des situations extrêmement complexes, je l'ai vécu dans ma propre chair. Mais une difficulté, aussi gigantesque soit-elle, ne doit pas nous pousser à baisser les bras. Si l'on choisit de ne pas abandonner, chaque obstacle peut être transformé en une force, en un apprentissage ou en un véritable tremplin pour grandir. La réussite appartient à ceux qui continuent d'avancer, car elle se trouve toujours au bout de l'effort. Pour être pleinement libre de sa conscience, il faut simplement faire ce que l'on a à faire. Et pour cela, il n'y a pas de secret, nous devons appliquer chez nous cette formule du président Wade : « Il faut travailler, toujours travailler, encore travailler, beaucoup travailler ».

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Biographie

Iba Der Thiam, l'homme derrière le nom de notre université

10 Aug 2026 Administrateur

Au Sénégal, de nombreuses universités portent le nom de grandes figures intellectuelles afin que les étudiants puissent s'inspirer de leur parcours, de leurs valeurs et de leurs réalisations. Notre établissement ne fait pas exception. Il porte le nom du Professeur Iba Der Thiam, l'un des plus grands intellectuels que le Sénégal ait connus. Ses portraits sont visibles dans plusieurs espaces de l'université, témoignant de l'importance de son héritage. Pourtant, une question mérite d'être posée : les étudiants connaissent-ils réellement celui dont leur université porte le nom ? À travers cette rubrique, nous vous proposons de découvrir la vie et l'œuvre du Professeur Iba Der Thiam, un homme dont le parcours exceptionnel continue d'inspirer des générations. Une enfance marquée par l'amour de l'apprentissage Né le 31 janvier 1937 à Kaffrine, Iba Der Thiam grandit dans un Sénégal encore sous administration coloniale. Dès son plus jeune âge, il se distingue par son sérieux et ses remarquables aptitudes intellectuelles. Son goût pour la lecture, sa curiosité et son attachement à l'école lui permettent d'obtenir d'excellents résultats tout au long de son cursus scolaire. Cette passion précoce pour les études constitue le point de départ d'un parcours académique exceptionnel qui le conduira parmi les plus grands intellectuels du continent africain. Un brillant parcours universitaire Après ses études secondaires, Iba Der Thiam poursuit sa formation à l'Université de Dakar, aujourd'hui Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Étudiant particulièrement brillant, il se distingue régulièrement parmi les meilleurs de sa promotion. En 1972, il obtient sa licence et sa maîtrise d'histoire. Deux ans plus tard, il réussit l'agrégation d'histoire, un concours prestigieux qui récompense les spécialistes les plus qualifiés de la discipline. Animé par une volonté constante d'approfondir ses connaissances, il poursuit ses études à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en France. En 1983, il y soutient une importante thèse d'État consacrée à l'évolution politique, économique, sociale et syndicale du Sénégal colonial. Ce travail scientifique monumental demeure une référence incontournable pour les chercheurs en histoire africaine. Un enseignant respecté et formateur de générations À son retour au Sénégal, Iba Der Thiam entame une brillante carrière universitaire. Professeur d'histoire, il contribue à la formation de milliers d'étudiants au sein de l'enseignement supérieur sénégalais. Reconnu pour son érudition, sa rigueur méthodologique et son exigence intellectuelle, il transmet à ses étudiants non seulement des connaissances historiques, mais également le goût de la recherche et l'importance de l'esprit critique. De nombreux universitaires, chercheurs et responsables sénégalais ont bénéficié de son enseignement et de ses conseils au cours de leur parcours académique. Une reconnaissance internationale La qualité de ses recherches lui ouvre les portes des plus grandes institutions scientifiques internationales. Il devient membre du Comité scientifique international de l'UNESCO chargé de la rédaction de l'Histoire générale de l'Afrique, l'un des projets intellectuels les plus ambitieux jamais consacrés au continent africain. À travers cette mission, il contribue à faire entendre la voix des chercheurs africains dans l'écriture de leur propre histoire et participe à la valorisation du patrimoine historique du continent. Cette reconnaissance internationale fait de lui l'un des historiens africains les plus respectés de sa génération. Un défenseur de l'histoire africaine L'une des plus grandes contributions d'Iba Der Thiam réside dans son engagement en faveur de la réhabilitation de l'histoire africaine. À une époque où l'histoire du continent était souvent racontée à travers des perspectives extérieures, il s'efforce de mettre en lumière le rôle des peuples africains dans la construction des civilisations et dans l'évolution de l'humanité. Ses travaux portent notamment sur les royaumes africains, les résistances à la colonisation, les mouvements syndicaux, les transformations sociales et l'histoire politique du Sénégal. Grâce à ses recherches, de nombreux aspects de l'histoire nationale et continentale ont pu être mieux compris et valorisés. Une riche production scientifique Tout au long de sa carrière, Iba Der Thiam publie de nombreux ouvrages, articles scientifiques et travaux de recherche. Ses écrits abordent plusieurs thématiques majeures telles que : l'histoire du Sénégal, la colonisation, les mouvements syndicaux, les résistances africaines, les institutions politiques et l'évolution sociale des sociétés africaines. Aujourd'hui encore, ses publications constituent des références pour les étudiants, les enseignants et les chercheurs. L'Histoire générale du Sénégal : un héritage majeur Parmi ses dernières grandes réalisations figure la coordination de l'Histoire générale du Sénégal. Cette œuvre collective rassemble de nombreux chercheurs et spécialistes afin de retracer l'évolution historique du pays depuis les périodes les plus anciennes jusqu'à l'époque contemporaine. Ce projet témoigne de sa volonté constante de préserver la mémoire nationale et de transmettre aux générations futures une connaissance rigoureuse de leur passé. Un engagement politique au service du Sénégal Au-delà du monde universitaire, Iba Der Thiam choisit également de servir son pays à travers l'action politique. Fondateur de la Convention des Démocrates et des Patriotes (CDP/Garab-Gui), il participe activement à la vie démocratique sénégalaise. Élu député en 1993, il siège à l'Assemblée nationale pendant plusieurs années. Après l'alternance politique de 2000, il devient premier vice-président de l'Assemblée nationale, fonction qu'il occupe de 2001 à 2012. Son parcours politique est marqué par son attachement au débat d'idées, à la démocratie et au service de l'intérêt général. Des valeurs qui inspirent encore aujourd'hui Au-delà de ses réalisations scientifiques et politiques, Iba Der Thiam laisse l'image d'un homme profondément attaché à l'excellence, à l'éthique, à la vérité historique et au patriotisme. Il considérait l'éducation comme l'un des principaux leviers du développement et encourageait les jeunes à cultiver le savoir, la discipline et le sens des responsabilités. Ces valeurs demeurent aujourd'hui au cœur de la mission éducative de l'Université Iba Der Thiam de Thiès. Pourquoi notre université porte-t-elle son nom ? Le 31 octobre 2020, le Sénégal perd l'un de ses plus grands intellectuels. Afin de rendre hommage à son immense contribution à la recherche, à l'éducation et à la nation, les autorités décident de donner son nom à l'ancienne Université de Thiès. Cette décision est officialisée par le décret n°2021-268 du 22 février 2021, créant ainsi l'Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT). À travers cette dénomination, l'université perpétue la mémoire d'un homme qui a consacré sa vie à la connaissance, à la transmission du savoir et au service de son pays.

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Sciences & Technologies

La face cachée de l'Intelligence Artificielle

10 Aug 2026 Administrateur

L'IA approche vulgarisée et son impact dans le monde professionnel L'IA est une branche de l'informatique conçue pour faire des simulations, des imitations et l'amélioration des facultés intellectuelles assimilées à l'humain. En d'autres termes, il s'agit d'apprendre aux ordinateurs à « penser » et à accomplir des tâches qui nécessitent habituellement des capacités cognitives humaines, comme comprendre le langage, reconnaître des images, raisonner ou prendre des décisions. Née depuis la fin du vingtième siècle, l'IA générative a connu un développement fulgurant à travers le monde en général, et particulièrement au Sénégal depuis les années 2020. Son évolution au Sénégal a conduit beaucoup de métiers, dans le secteur de l'éducation comme dans le secteur professionnel, à de profondes mutations. Alors, en quoi l'IA pourrait-elle impacter le monde professionnel ? L'avènement de l'IA permet l'émergence de nouveaux métiers qui gravitent surtout dans le domaine de l'informatique ; parmi ces métiers, on peut d'ores et déjà distinguer les développeurs, les ingénieurs en IA, la maintenance réseau et le coaching IA. D'autres métiers seront transformés pour continuer d'exister, notamment dans les domaines des sciences de l'environnement, de la biologie, de l'éducation ou de la chimie, qui demandent des compétences en informatique et peuvent désormais inclure les machines dans leurs recherches et expérimentations, sans pour autant se passer de l'intervention de l'homme. Néanmoins, certains domaines ne seront pas impactés par l'IA, tels que la psychologie, la recherche et les métiers de ce genre. L'Intelligence Artificielle n'est pas un phénomène à subir, mais à comprendre et à maîtriser. Elle nous invite à repenser nos formations, à développer de nouvelles compétences et à embrasser une collaboration inédite entre l'homme et la machine. Le monde professionnel de demain sera indéniablement un monde augmenté par l'IA, où l'adaptabilité et l'apprentissage continu seront les clés du succès.

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Faits Divers

Derrière certains murs, des mains qui se tendent sans bruit

10 Aug 2026 Administrateur

Il y a des silences qui réparent, et des gestes discrets qui marquent une vie entière. Un étudiant, victime d'un accident soudain, a été admis en urgence à l'hôpital dans un état critique. Face à la brutalité de l'événement, ses proches ont été plongés dans une période de grande incertitude, oscillant entre peur et impuissance. Durant toute son hospitalisation, un soutien inattendu s'est manifesté : celui de la commission sociale. Elle a pris en charge ses besoins essentiels — alimentation, habillement, soins médicaux, accompagnement — sans jamais se mettre en avant. Mais ce qui rend cette histoire singulière, c'est que l'étudiant savait. Il savait qui se trouvait derrière cette chaîne silencieuse de solidarité. Il a souhaité exprimer sa reconnaissance, adresser un mot, un regard, un simple merci. La commission, pourtant, a choisi l'anonymat. Elle a refusé tout rendez-vous, toute rencontre, toute mise en lumière. Parce que pour eux, aider n'est pas un acte de gloire, mais un devoir silencieux. Leur présence s'est exprimée dans l'ombre, avec dignité et constance. Aujourd'hui, l'étudiant va mieux. Il poursuit sa convalescence, marqué autant par la douleur que par la chaleur humaine qu'il a reçue dans cette épreuve. Il ne sait peut-être pas s'il pourra un jour rendre ce qu'il a reçu, mais il sait désormais que derrière certains murs, il existe des mains qui se tendent sans bruit.

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